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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 01:32

http://www.camerpress.net/images/news/1261124346-Toumba_Diakite.jpgAujourd'hui 5 février 2010, dans RFI matin, vous pourrez suivre la réaction de Toumba Diakité après la publication du rapport de la commission d’enquête nationale sur les massacres du 28 septembre 2009.

Le tombeur de Dadis demande à la commission nationale et à Dadis d’accepter qu’ils se rendent tous devant le TPI, s’ils sont si convaincus de ce qu’ils avancent.

Par ailleurs, Toumba parlera de son père et s’adressera au Général Sékouba Konaté. Les jours prochains, GuineePresse.info réalisera une grande interview avec celui que beaucoup de Guinéens considèrent aujourd’hui comme un héros national.

GuineePresse.info

Par bouba - Publié dans : Les news du bled
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 16:28

http://www.bakchich.info/IMG/jpg_dessin-Senegal.jpgNotre pays traverse en cette période de son histoire une crise économique, sociopolitique sans précédent. face à cette situation, seule une ferme volonté permettra de trouver des réponses adéquates aux maux dont souffre notre pays.

Votre nomination s'inscrit dans le cadre d'un processus de transition de courte durée afin de créer un climat d'apaisement et favoriser ainsi le retour du pays à l'ordre constitutionnel.
Suite à mon discours du 6 janvier 2010, je vous engage à accomplir sous mon autorité et ma direction entre autres, les tâches suivantes:

-Mobiliser les ressources nécessaires pour la conduite de la transition et pour la restructuration des forces de défense et de sécurité,

-Présider le conseil ministériel et le conseil des ministres sur délégation du chef de l'Etat, -Proposer au chef de l'Etat, les nominations aux emplois civils,

-Diriger l'administration et veiller au fonctionnement régulier des pouvoirs publics,
-Veiller au respect de l'indépendance de la justice,

-Prendre les dispositions nécessaires pour d'une part, renforcer les capacités de la Ceni avec l'appui de la communauté internationale et d'autre part pour assurer le fonctionnement correcte de tous les organes de la transition,

-Œuvrer à l'organisation rapide d'élections libres, crédibles et transparentes conformément au chronogramme fixé en vue de sortir le pays de son isolement  et à la levée des sanctions,

-Promouvoir la bonne gouvernance et restaurer l'autorité de l'Etat, veiller au respect de l'indépendance de la banque centrale,

-Relancer l'économie par la mise en place d'un programme d'urgence et renouer avec nos partenaires au développement, en vue d'améliorer les conditions de vie des populations,

-Engager le dialogue social et politique pour la consolidation de la cohésion nationale, renforcer la démocratie, l'Etat de droit, ainsi que le respect des droits humains et des libertés fondamentales,

-Assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, assurer le déroulement correct et transparent du processus électoral,

-Veiller au respect des droits humains et des libertés fondamentales,

-Promouvoir le dialogue politique et social en vue de renforcer la cohésion nationale.

Cette lettre de mission exige de vous M. le Premier Ministre, des obligations de resultats. Pour atteindre ces objectifs, vous me proposerez des femmes et des hommes dévoués, intègres et compétents, pour vous accompagner dans l'accomplissement de votre mission.

Je vous recommande par ailleurs, avant l'entrée en fonction de la nouvelle équipe gouvernementale, l'organisation sur toute l'étendue du territoire national d'une journée de recueillement, de prières et de pardon à la mémoire des victimes des tragiques évènements du 28 septembre 2009. Une telle démarche aidera à renforcer le climat d'apaisement et à créer les conditions d'une réconciliation véritable indispensable au succès du nouveau processus de transition en cours.

En vous remerciant d'avoir accepté la responsabilité qui vous est confié, veuillez agréer M. le Premier Ministre, l'expression de ma franche collaboration.

Conakry, le 3 février 2010

Le Général Sékouba Konaté, président de la transition

Par bouba - Publié dans : Les news du bled
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 15:21

http://www.tamtamguinee.com/images/rub17/calb1357usine_fria_jpg.jpg« C’est une expropriation illégale ! », a déclaré, furieux, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov. Le 10 septembre, la justice guinéenne a en effet annulé la vente de l’usine de bauxite Friguia au moscovite Rusal, estimant que le prix payé en 2006 était trop bas. C’est le dernier épisode de la bataille qui oppose les salariés à l’entreprise, accusée de laisser dépérir le site, fleuron de l’économie nationale, tout en durcissant les conditions de travail au nom de la crise.

Des arbres centenaires, des ouvrages coloniaux, un paysage de forêts denses et de rocs verdoyants ; puis, soudain, grandeur nature, apparaît l’image reproduite sur les billets de banque guinéens : les mines de bauxite de Fria, à deux heures de route au nord de Conakry. Trois immeubles en béton, ornés de milliers de balcons et de presque autant d’antennes paraboliques : ce sont les logements construits par le groupe Pechiney pour ses expatriés, maintenant une présence économique de la France à l’époque où le général de Gaulle, vexé par le rejet de la population locale (1), prenait subitement ses distance avec la Guinée, en 1958. Fièrement affiché se détache le slogan de Russki Alumini (Rusal), l’entreprise russe qui a acheté le « petit bijou » privatisé de la Guinée : « Responsabilité, fiabilité, compétence. »

Au huitième étage, M. Bakary Kourouma décroche un tableau. Petit cadeau remis par l’entreprise à la fête des métallurgistes, en 2006, ce « diplôme d’honneur » félicite cet ouvrier qualifié « pour le service rendu à son département et sa contribution au développement de l’usine ». Il gagne environ 900 000 francs guinéens (120 euros) pour gérer le groupe électrique et l’approvisionnement de la ville en eau, qui dépend entièrement de l’entreprise. Mais, corrige-t-il, tout compte fait — « pour maman, 200 000 francs ; pour papa, 100 000 ; 100 000 pour ma sœur et mon frère ; 50 000 pour téléphoner ; 50 000 de taxi-moto pour aller travailler... » —, il ne gagne que 15 euros par mois. M. Kourouma travaille sous les ordres de cadres qui logent dans une vaste villa que l’on voit du balcon. Les barbelés qui l’entourent protègent, outre quarante expatriés russophones, une piscine.

Il y a à peine soixante ans ne se dressaient ici que les quelques cases d’un village aujourd’hui rayé de la carte, Kimbo. Il a laissé la place à une cité de soixante mille habitants organisée autour de la « première usine d’alumine en terre africaine ».

Une ville-usine
à l’européenne

Au début de l’année 1957, la compagnie Fria se constitue avec la participation d’entreprises américaine, françaises, anglaise, suisse et allemande (2). La responsabilité de la construction et de l’exploitation est toutefois confiée intégralement à Pechiney. En 1973, Fria devient la société d’économie mixte Friguia, avec la Guinée comme actionnaire majoritaire (51 %). Pechiney se retire en 1997, laissant l’entreprise à l’Etat pour 1 dollar symbolique. Il y a six ans, l’usine privatisée était cédée à Rusal.

Sous des nuages de poudre de bauxite, Fria se présente comme une ville-usine à l’européenne, avec ses cités ouvrières hiérarchisées par niveau de qualification, ses cheminées, ses hauts-fourneaux et ses « constructions sociales » — stades, maisons de jeunes, piscine —, expression du paternalisme affiché par le fleuron français de l’aluminium, Pechiney (3). La Guinée détiendrait près de seize milliards de tonnes de bauxite, soit un bon tiers des réserves mondiales connues de ce minerai, à la base de l’aluminium. Assez pour s’assurer, au rythme actuel, seize siècles de production... Cela représente en 2009, avec le fer, les diamants et l’or, 20 % du produit intérieur brut (PIB) du pays et 80 % de ses exportations.

Depuis l’effondrement des cours à l’automne 2008  (4), les mille deux cents ouvriers — et les mille six cents employés de sociétés sous-traitantes — sont confrontés au refus de la direction de remplacer certaines machines. « On fait tourner l’usine en bricolant, en remplaçant les pièces d’une machine par celles d’une autre, raconte un ouvrier. Les fournisseurs ont accumulé tellement de factures impayées qu’ils ont suspendu toute livraison de marchandises. » La direction, invoquant la crise, refuse également toute hausse de salaire et reste une des seules entreprises minières en Guinée à ne pas appliquer le salaire minimum national, soit 2,5 millions de francs guinéens (330 euros).

Les salariés sont invités à se « responsabiliser », peut-on lire dans le bulletin hebdomadaire de l’entreprise La Voix de Rusal (mai 2008) : « Si chacun prenait à bras-le-corps ses responsabilités, notre usine se porterait mieux et marcherait comme sur des roulettes. » Au lieu de se plaindre de la dégradation de l’outil industriel et de l’autisme des Russes, qui vivent entre eux et ont « écarté les Guinéens de tout poste de direction », les ouvriers devraient, selon le journal, se demander : « Que puis-je faire pour aider l’usine dans cette situation difficile ? Qu’ai-je fait, personnellement, pour la réduction des frais, pour l’amélioration de la productivité ? »

Un an auparavant, pour contrer les protestataires qui reprochaient à l’usine les coupures de courant récurrentes dans la ville, Rusal a même organisé... un concours de dessins d’enfants sur le thème : « Je sais économiser l’électricité »... Personne ne se leurre. Vieil ouvrier formé par Pechiney, M. Ibrahima Diallo Taribé, aujourd’hui chef de gare, dit ne pas connaître les « mécanismes mondiaux de l’aluminium », mais il ne lui a pas échappé qu’en 2008 Rusal est devenu le deuxième groupe mondial du secteur. Son patron, M. Oleg Deripaska, dixième fortune de Russie, est un proche de M. Vladimir Poutine.

Sous son gilet orange de sécurité, M. Gennadiy Ulyanich, chargé de la communication du groupe, a enfilé la chemise des Peuls, une des ethnies de Guinée. Il faut bien un peu de couleur locale pour faire passer la pilule de la « crise ». Dans son bureau, face à une photo de ses enfants restés en Ukraine, il met la dernière main à La Voix de Rusal, digne héritière du Bulletin Pechiney.

Entre deux relectures d’articles qu’il doit systématiquement envoyer en Russie pour validation, M. Ulyanich confie son malaise : « A Moscou, ils ne se rendent pas compte qu’il y a ici des pères de famille dans la difficulté, et que chaque ouvrier a des dizaines de bouches à nourrir. » Il confie, mi-fier, mi-inquiet : « Les Guinéens m’ont dit que le jour où ils nous chasseront, je serai le seul dont ils auront pitié ! » Et le cadre ukrainien de voir « les Chinois » succéder à Rusal.

Début avril 2009, les ouvriers de Friguia choisissent de réagir en faisant grève. Ils en appellent au capitaine Moussa Dadis Camara, qui a succédé au président défunt Lansana Conté (5) à la suite d’un putsch, en décembre 2008. Les travailleurs chassent de Fria la direction de Rusal. Le capitaine Camara tance l’entreprise tout en exigeant des ouvriers qu’ils reprennent le travail. Début juin, les plus bas salaires sont relevés de 40 euros par Rusal, mais l’entreprise refuse toujours d’appliquer le salaire minimum.

Dans une cour de la « cité célibataires », un quartier composé d’immeubles aux petites pièces lézardées équipées d’un lavabo, une dizaine de salariés bravent l’interdiction que la direction leur a faite de parler aux journalistes. Manœuvres ou employés de sous-traitants, ingénieurs ou agents de maintenance, ils ne sont pas dupes des « efforts » qu’on prétend leur imposer au nom de la crise mondiale : « Les Russes nous demandent d’accepter de vivre mal pour que le groupe reste. C’est du chantage ! »

« Quand ils sont arrivés, ils ont promis aux habitants qu’ils conserveraient tous les avantages, se souvient M. Mamadi Kourouma, membre de la Confédération guinéenne des syndicats libres (CGSL), majoritaire dans l’usine. Mais on n’entend que le discours sur la réduction des coûts. Auparavant, nous avions nos logements entretenus par l’entreprise, pas de coupures de courant et des aliments moins chers, avec l’épicerie pour ouvriers Economat. » Ce salarié de 29 ans, qui n’a pourtant connu que l’épilogue de l’époque Pechiney, exprime l’idéalisation du groupe français qui habite la population — et le rejet des Russes qui l’anime.

Les nombreux « avantages » dont les habitants ont hérité sont en effet dans des états variables : s’ils disposent d’un centre de formation flambant neuf, les équipements sportifs (stades, piscine, pistes d’athlétisme) sont vétustes ; l’eau et l’électricité, jadis gratuites, contingentées ; le jardin d’enfants a été fermé ; le service de transport des missionnaires et des familles pour Conakry a été confié à la sous-traitance ; l’« hôpital Pechiney », comme l’appellent les habitants, longtemps reconnu comme le meilleur de Guinée, a vu son budget diminuer et n’est plus systématiquement approvisionné en médicaments. En revanche, les logements sont demeurés gratuits.

Face à la hausse du prix de l’essence et des denrées alimentaires, la population de Fria a organisé, début mars 2009, une marche de soutien au régime putschiste qui promet de « lutter contre la corruption » et de « renégocier tous les contrats miniers ». L’ombre de l’ancien président, grand fossoyeur de l’économie du pays — ses propres fils étaient à la tête de vastes réseaux de drogue, de prostitution et de corruption —, plane sur ce qu’il convient d’appeler l’« affaire Fria », parfaite illustration du « bradage » des ressources nationales à des groupes étrangers, prospérant dans un pays qualifié par ses propres habitants de « scandale géologique ».

Au cœur de la réprobation populaire : le prix de rachat de l’usine (environ 14 millions d’euros) par Rusal, en 2003, alors que des cabinets d’audit l’estimaient à 175 millions d’euros. Le 10 septembre, le tribunal de première instance de Conakry a invalidé la vente, mais Rusal peut faire appel, soutenu par Moscou, ou tenter de renégocier.

Nostalgie
d’une époque révolue

Monsieur Pavel Ovchinnikov, le directeur, se défend de vouloir fermer l’usine tout en soulignant que « la consommation d’aluminium dans le monde a atteint son niveau le plus bas depuis vingt-deux ans ». Il rappelle que « la Russie s’est toujours comportée en partenaire de confiance du développement économique des pays africains ». Et il relate volontiers la façon dont, dans les années postindépendance, Moscou et Pékin ont sondé le sous-sol du frère guinéen, coopérant dans le domaine universitaire ou commercial, offrant même au pays... des chasse-neige, en témoignage de l’amitié soviéto-guinéenne, tandis que Sékou Touré, prix Lénine pour la paix en 1961, envoyait à Moscou les artistes des Ballets africains. Quarante ans plus tard, les Russes sont également chargés de l’exploitation de vastes gisements de bauxite à Kindia, en Basse-Guinée, à travers la Compagnie des bauxites de Kindia (CBK).

A l’« hôpital Pechiney », M. Alpha Hassimiou Diallo, médecin en chef, se fait l’avocat du diable. « Il faut bien se serrer la ceinture », estime ce praticien qui, du fait de son expérience dans les hôpitaux de la région parisienne, s’est habitué aux discours sur la réduction des coûts. « Chez vous aussi, on commence à ne plus rembourser certains médicaments, non ? » Pour lui, la qualification d’« hôpital mouroir » est infondée et traduit seulement la nostalgie d’une époque révolue. « Ici, 100 % des frais sont assurés par Rusal. C’est un hôpital pour les travailleurs et leurs familles, mais le reste de la population continue de venir parce que l’établissement a la réputation d’être le meilleur de Guinée. » Pourtant, le groupe russe n’a pas renouvelé les appareils de l’hôpital depuis 2007.

A Fria, crise ou pas, les trains de bauxite continuent de partir tous les jours pour Conakry. Lorsque le convoi siffle dans la capitale, les vieillards, se tenant droits, contemplent d’un air admiratif les seuls chemins de fer encore en activité, avant de saluer les richesses du pays qui leur filent sous le nez. Et les jeunes Guinéens (60 % de la population) se bouchent les oreilles et défient du regard l’arrivée des wagons — qui les plonge dans des nuages de poudre blanche. Le long de la voie, à Conakry, l’alumine colle à la peau des habitants. Elle scelle cinquante et un ans d’indépendance du seul pays qui osa dire « non » à la France (6), et dont on affirme qu’il fut le seul à échapper aux réseaux de la « Françafrique ». Le long des routes, des publicités géantes rappellent avec simplicité les slogans naguère usités : « Rusal : pour la Guinée, avec la Guinée. »

Par Julien Brygo - Publié dans : Les news du bled
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 14:39
http://majoke.com/blog/wp-content/uploads/2007/11/chat-chien.jpgA Mathieu Kérékou qui avait perdu le scrutin présidentiel face à Nicéphore Soglo au Bénin, le président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, avait ainsi exprimé son indignation et son incompréhension : « J’ai dit à Kérékou que c’est bête d’organiser des élections et les perdre ».

Cette boutade, le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte guinéenne l’a, sans doute, méditée et fortement intériorisée. Et pour preuve, la commission nationale d’enquête, qu’il a mise sur pied pour faire la lumière sur la violente répression contre les manifestants de l’opposition le 28 septembre 2009 à Conakry, vient de l’absoudre de tous les péchés commis ce jour-là au stade.

Hier à Conakry, le président de cette commission, le procureur Siriman Kouyaté, a affirmé que « le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, n’avait aucune responsabilité dans ces massacres et qu’il n’est jamais venu au stade ce jour-là ». Totale absolution aussi pour le commandant Moussa Tiégboro, ministre chargé des Services spéciaux.

Pas de suspens donc à Conakry, car Dadis n’allait tout de même pas mettre en place une commission pour se faire malmener par celle-ci. Autrement dit et pour paraphraser Bongo, « c’est bête d’instituer une commission d’enquête et de se laisser condamner par ses conclusions ».

Attendez, on est où là ? Evidemment en Afrique où les commissions sont habituellement mises en place pour mieux enterrer, triturer et tripatouiller les dossiers dans le seul but de ne pas rendre justice ou alors de disculper les vrais responsables en faisant porter le chapeau à de simples exécutants.

Et de fait, la commission a eu la main très lourde contre le lieutenant Aboubacar Chérif Diakité dit Toumba, l’ex-aide de camp de Dadis. Celui qui avait attenté à la vie de son chef le 3 décembre dernier a été chargé de tous les péchés du stade de Conakry. La commission a alors requis à son encontre des poursuites judicaires.

Cette conclusion complique davantage la situation de l’auteur du "régicide" manqué contre Dadis. Depuis son acte, l’homme se terre et n’a osé sortir du bois que pour accorder un entretien à Radio France Internationale (RFI). On voit ici la confirmation de l’adage qui dit que les absents ont toujours tort. De sa toundra où il se cache, Toumba ne peut que protester médiatiquement car, s’il sort de sa tanière pour se défendre, il sera mis aux arrêts pour l’attentat contre Dadis mais également pour les événements du 28-Septembre.

La commission, qui a abouti à une part de responsabilité des dirigeants de la société civile et des politiques dans cette tragédie, a prôné leur amnistie au nom de la réconciliation nationale. De plus, elle a aussi revu à la baisse le nombre des morts à seulement une soixantaine ; là où des enquêtes internationales ont conclu à plus de 150 trucidés.

Mais ce n’est pas que sur ce point qu’il y a hiatus entre, d’une part, les conclusions de la Commission nationale d’enquête et, d’autre part, celles des enquêtes menées par les organisations des droits humains et de l’ONU. Le rapport des enquêtes indépendantes accable plutôt le chef de la junte et lui reconnaît « une responsabilité pénale individuelle » dans les tueries du 28-Septembre.

Une chose est cependant certaine : s’il y a une commission dont les conclusions intéressent la communauté internationale, c’est bien celles menées par les structures indépendantes. En clair, c’est un coup d’épée dans l’eau, une fuite en avant que Conakry vient de réaliser avec ce rapport national d’enquête. Tout se passe comme si les autorités guinéennes se chatouillent pour rire.

Mais elles se rendront vite compte que le temps n’est pas au rire lorsque Luis Moreno-Ocampo, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), va entrer dans la danse pour faire la lumière sur les massacres du 28 septembre 2009.
Par San Evariste Barro - Publié dans : Les news du bled
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 03:04
Restructuration du Gouvernement.
NB: Doré ne serait pas d'accord avec cette structure. Il parait que sa liste aurait été modifiée. Le Général Toto serait du même avis.
 

Décret D/N° 003/PRG/CNDD/SGG/SGPRG/2010 portant Restructuration du Gouvernement.

Le Président de la Transition, Président de la République par intérim (...), sur proposition du Premier ministre Chef du gouvernement d'Union nationale de transition, décrète :

Article 1er : Le gouvernement de la République de Guinée est restructuré comme suit :

1- Ministère d'Etat chargé de la Sécurité et de la Protection Civile

2- Ministère d'Etat chargé de l'Administration du Territoire et des Affaires politiques

3- Ministère d'Etat chargé des Affaires étrangères et de la Francophonie

4- Ministère des Affaires sociales, de la Promotion féminine et de l'Enfance

5- Ministère de la Justice/Garde des Sceaux

6- Ministère de la Décentralisation et du Développement local

 

7- Ministère de l'Economie et des Finances

8- Ministère du Plan, de la Coopération internationale et de l'Intégration africaine

9- Ministère de l'Enseignement Pré-Universitaire et de l'Education civique

10- Ministère de l'Enseignement Technique et de la Formation professionnelle

11- Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

12- Ministère de l'Agriculture

13- Ministère de l'environnement, des Eaux et Forêts et du Développement durable

14- Ministère des Mines et de la Géologie

15- Ministère de l'Energie et de l'hydraulique

16- Ministère de la Pêche et de l'Aquaculture

17- Ministère des Travaux publics

18- Ministère des Transports

19- Ministère de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat

20- Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Promotion du Secteur privé

21- Ministère de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de l'Emploi

22- Ministère de la Santé et de l'Hygiène publique

23- Ministère de la Jeunesse et des Sports

24- Ministère du Contrôle économique et des Audits

25- Ministère de l'Information

26- Ministre des Arts et de la Culture

27- Ministère des Postes, Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l'Information

28- Ministère du Tourisme, de l'hôtellerie et de l'Artisanat

29- Ministère de l'Elevage

30- Ministère des Guinéens de l'étranger

31- Secrétariat Général des Affaire religieuses

32- Secrétariat Général du Gouvernement

Article 2 : Le présent décret qui prend effet à compter de sa date de signature, sera enregistré et publié au journal Officiel de la République.

Par bouba - Publié dans : Les news du bled
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