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Trucs et astuces

Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 18:02

LOIC est un logiciel pour Windows, Mac et Linux.

Ce logiciel gratuit, qui ne nécessite pas d'importantes connaissances techniques, coordonne les attaques contre les sites Internet des entreprises et des institutions accusées de nuire à WikiLeaks.

Mardi et mercredi, les sites de Visa et de Mastercard ont été tour à tour visés par des internautes, les «Anonymes », déterminés à se venger des ennemis de WikiLeaks. Derrière ces deux attaques figurait un même logiciel : LOIC, pour «Low Orbit Ion Cannon» (littéralement, un canon à ion en orbite basse). Cette application qui aurait été téléchargée 31.000 fois et dont le nom évoque les armes embarquées sur les vaisseaux intergalactiques dans les œuvres de science-fiction, permet de lever rapidement et à moindre frais une véritable armée numérique.

LOIC agit comme un agent recruteur. Il donne les commandes du logiciel à un coordinateur, qui est chargé de définir à distance les sites Internet à attaquer en groupe. Les cybercriminels sont habitués à utiliser des systèmes similaires pour former des réseaux de PC fantômes sous leur emprise, des «botnets». Mais leurs outils sont implantés à l'insu des propriétaires des ordinateurs, grâce à des virus. LOIC, lui, s'installe en toute connaissance de cause. Son téléchargement est gratuit, pour Mac OS, Windows et Linux.

Dans son fonctionnement, LOIC rappelle pourtant beaucoup les programmes malveillants des cybercriminels. Lorsqu'une cible est définie par le coordinateur, tous ordinateurs recrutés dans le réseau se connectent au même moment sur le site Internet de la victime, afin de le surcharger de connexions, ce qui bloque le site. C'est ce que l'on appelle une attaque par déni de service (DDoS), généralement utilisée à des fins de sabotage. Cette méthode a notamment permis de paralyser à plusieurs reprises Twitter.

La défense d'un idéal

Les membres du réseau des «Anonymes» n'ont pas le sentiment de verser dans la cybercriminalité. Ils évoquent un «idéal» et se disent attachés à la défense de la liberté sur Internet. «Ces dernières années, les gouvernements ont tenté de limiter la liberté dont nous pouvons jouir sur Internet», justifie un membre du réseau à la BBC. Par le passé, ce groupe s'est distingué en attaquant les sites des producteurs américains de musique et de cinéma puis l'Hadopi française, afin de protester contre les mesures antipiratage. WikiLeaks, dont le fondateur Julian Assange a été arrêté, est leur nouvelle cause.

Ce combat est porteur, car les opposants à WikiLeaks ne sont pas en reste. Le site d'informations a été plusieurs fois perturbé par des attaques par déni de services. Pour risposter, «de plus en plus de personnes téléchargent l'outil», se félicite le même membre des «Anonymes». Jeudi, ils étaient autour de 500 à participer à une nouvelle vague d'attaques contre Paypal, rendu indisponible pendant une heure, ont constaté les experts en sécurité dePanda Labs. Comme Visa et Mastercard, Paypal a eu le tort de stopper ses versements à WikiLeaks. La prochaine cible serait Amazon.

La puissance de feu du logiciel LOIC reste trop faible pour paralyser durablement les sites, mais ses attaques sont peu appréciées. Facebook et Twitter ont supprimé le compte où les «Anonymes» appelaient les internautes à les rejoindre. Les sociétés visées pourraient aussi répliquer. «Elles peuvent voir quelles adresses IP ont attaqué», explique au figaro.fr Rik Ferguson, expert en sécurité informatique chez Trend Micro. Or, «les attaques par déni de service sont illégales dans bien des pays européens et passibles de peine de prison», rappelle-t-il. «Nous ne condamnons ni d'applaudissons ces attaques», a réagi Wikileaks jeudi.

Par lefigaro - Publié dans : Trucs et astuces
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 17:57

Le service de localisation d'Apple est gratuit pour les propriétaires d'iPhone 4.

De nombreux outils existent pour localiser son téléphone sur Internet, le verrouiller et effacer ses données à distance.

Les voleurs vont devoir perfectionner leurs techniques, tandis que les étourdis n'auront bientôt plus d'excuse. De nouveaux outils apparaissent pour localiser son téléphone sur Internet (depuis un autre mobile ou un ordinateur), le verrouiller et effacer ses données à distance, le plus souvent sans même avoir à contacter son opérateur. Et ils s'avèrent précieux. Un homme dont le téléphone portable a été dérobé à la terrasse d'un café parisien a récemment guidé des policiers vers les voleurs, a raconté cette semaine la préfecture de police. Connecté à Internet, il a pu suivre en temps réel les déplacements de son mobile.

De nombreux systèmes existent, selon l'opérateur et le type du téléphone. Mais tous les modèles ne sont pas encore concernés. En voici une sélection.                

• Pour iPhone. Depuis lundi, Apple propose un service gratuit de localisation à tous les possesseurs d'iPhone 4, d'iPad et d'iPod touch. Il faut d'abord installer l'applicationLocaliser mon iPhone sur ces appareils. La localisation du téléphone perdu ou volé est trouvée avec une précision d'une dizaine de mètres grâce à sa puce GPS. Elle apparaîtsur le site Internet d'Apple ou sur l'application installée sur un autre téléphone.

D'autres options sont proposées. On peut choisir d'afficher un message, plus ou moins menaçant, à destination du voleur ou de la personne qui trouvera son téléphone. On peut aussi faire sonner l'iPhone durant deux minutes comme une alarme, même s'il est en silencieux. Ou le verrouiller à distance et effacer ses données.

L'outil est efficace durant un court laps de temps. Il est inopérant si l'iPhone est éteint, hors réseau ou si son système d'exploitation est réinstallé. Le système ne dispense pas non plus de contacter son opérateur téléphonique pour bloquer la carte SIM, et éviter qu'elle se retrouve insérée dans un autre téléphone. Il est par ailleurs regrettable que le logiciel reste uniquement proposé avec un abonnement MobileMe d'Apple de 79 euros par an pour les iPhone de génération précédente.

• Pour Windows phone 7. Le service «Localiser mon téléphone» de Microsoft est lui gratuit, quel que soit le modèle de Windows phone choisi. Il fonctionne comme sur iPhone, avec les mêmes options de localisation, d'envoi de message, de verrouillage et d'effacement. Dans les réglages, on peut choisir de sauvegarder périodiquement son emplacement, plusieurs fois par jour, afin de mémoriser la dernière position connue en cas d'extinction du téléphone.

• Pour BlackBerry. Research In Motion teste depuis l'été un service de localisation, BlackBerry Protect, qui sera disponible gratuitement pour tous les utilisateurs d'ici à la fin de l'année. Outre les fonctions de base, il offre une sauvegarde des données à distance. En attendant sa sortie, on se rabattra sur l'application SmrtGuard, gratuite ou payante selon les options choisies.

• Pour Android. Il n'y a pas de service de localisation par défaut sur les téléphones Android. Mais des applications tierces s'en chargent très bien. Mobile Defense, gratuit, affiche l'emplacement du portable sur une carte, transmet des messages, sauvegarde et efface les données à distance. Il sait en outre détecter un changement de carte SIM. Ses concepteurs, moins connus qu'Apple, Microsoft et Google, promettent de ne jamais partager les données personnelles dont ils auraient connaissance.

• Chez SFR. L'opérateur propose à ses clients, depuis cette année, un service de localisation en cas de perte ou de vol. Il fonctionne pour n'importe quel téléphone, même les plus anciens. SFR n'utilise pas le GPS, mais estime la position du portable avec une marge d'erreur de 150 mètres en ville, selon son emplacement entre ses antennes-relais. Si le mobile est éteint, la localisation du dernier appel ou du dernier SMS est communiquée. Le service est cependant assez cher (2 euros pour chaque requête qui aboutit)

• Et aussi. Il existe une myriade d'autres applications non officielles pour les smartphones et les téléphones standards. Les plus évoluées sont payantes, comme WaveSecure, détenu par le spécialiste en sécurité informatique McAfee, ou iHound, appréciables notamment pour les anciens iPhone.

Des applications gratuites et plus rudimentaires, comme Where's My Androidpour Android ou Navizon pour iPhone, savent transmettre des coordonnées GPS par SMS en cas d'alerte. On trouve aussi des logiciels dont l'icône promet au voleur l'accès à des documents sensibles, et qui envoient des alertes au propriétaire du téléphone dès qu'ils sont lancés.

Attention en revanche aux sites qui vendent une localisation immédiate de n'importe quel portable. Il peut s'agir d'arnaques déguisées en services d'espionnage.

Par lefigaro - Publié dans : Trucs et astuces
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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 19:56

 

Le phishing ou « hameçonnage » désigne une action malveillante opérée par un pirate informatique qui vise à soutirer une information confidentielle : informations bancaires, mots de passe, données relevant de votre vie privée etc.

L’une des formes du phishing consiste à créer un site Web imitant le mieux possible un site Web authentique que vous pouvez avoir l’habitude de visiter, afin de vous inviter à fournir des informations à caractère confidentiel.

Afin de lutter contre ce phénomène, les navigateurs Internet récentsintègrent des outils de lutte contre le phishing. Afin de vérifier s’ils ont actifs, voici ce qu’il faut faire.

Sur Internet Explorer, sélectionnez Outils, Filtre anti-hameçonnage et Paramètres du filtre anti-hameçonnage. Faites glisser l’ascenseur vertical jusqu’à ce qu’apparaisse la section Sécurité. L’option Activer la vérification automatique de sites Web doit être validée.

Sur Firefox, sélectionnez Outils Options, l’onglet Sécurité et vérifiez que l’option Signaler si le site est suspecté d’être une contrefaçon est bien validée.

Une fois que le filtre anti phishing est actif, lorsque vous visitez un site, son adresse est comparée à une liste de sites considérés comme suspects. S’il s’avère que le site est douteux, un message apparaît à l’écran et vous conseille de ne pas introduire d’informations confidentielles.

Par ailleurs, si vous recevez un email d’un organisme officiel vous demandant de communiquer des informations confidentielles, abstenez-vous par défaut d’y répondre.

Par bouba - Publié dans : Trucs et astuces
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 03:34

 

Pour faire face aux agressions de l’hiver, votre corps  a besoin d’être protégé. Si vous gardez un mauvais souvenir du réveillon dernier, cloué au lit avec thermomètre dans la bouche, suivez ces 10 astuces, et vous serez prêt à affronter l’hiver !

1/ Mangez « intelligent »

Pour fonctionner, votre corps a besoin d’énergie. Pour faire le point sur votre alimentation, suivez le conseil de Mathieu, 34 ans, jeune médecin : « Lors de la grossesse de ma femme, je voulais me rendre compte de sa façon de manger. J’ai décidé de noter tout ce qu’elle mangeait et le résultat fait peur : pâtes, pizza, gâteaux, il n’y avait que des féculents ! ». Pour rappel, une alimentation variée comporte chaque jour des produits laitiers, des fruits et légumes, des produits céréaliers, de la viande ou du poisson, du sucre en petite quantité, et surtout de l’eau…  Alors,  vos stylos !

2/ Dormez

La durée moyenne du sommeil est entre 7 et 8 heures par nuit. D’une personne à l’autre, le besoin de sommeil est différent, mais quand on mène une vie active, la privation de sommeil est difficile à supporter pour l’organisme, au quotidien et sur le long terme. L’Institut national du sommeil et de la vigilance (INVS) recommande de réunir certaines conditions pour préparer un sommeil de qualité : adopter des horaires de sommeil réguliers, se réveiller à son rythme, éviter les excitants après 15 heures, ou encore dîner léger, 2 heures avant le coucher. La fatigue peut aussi être source de stress, de dépressions, et de pannes sexuelles (42% des hommes sont touchés d’après une enquête Doctissimo). Alors n’hésitez plus à vous coucher !

3/ Prenez des compléments alimentaires

Parfois, l’alimentation ne suffit pas à fournir l’énergie nécessaire à notre corps. La vitamine D par exemple est synthétisée par l’exposition du corps au soleil, et en novembre, on est assez peu exposé… Que ce soit en gouttes ou en cachet, ces compléments alimentaires peuvent parfois se substituer aux médicaments traditionnels. Chez les enfants, les pédiatres recommandent l’administration d’ampoules de vitamine D.

Stéphanie, 26 ans, est une jeune mariée convertie par sa belle-mère : « les probiotiques permettent de remettre en ordre notre flore intestinale et donc nos défenses immunitaires. A chaque prise d’antibiotique notre flore intestinale diminue, aussi il faut donc lui permettre de se redévelopper grâce aux probiotiques. Après une bonne cure à l’automne on est paré pour l’hiver ! ». On trouve ce produit les magasins dits naturels (à partir de 20 €) ou en parapharmacie dans certains hypermarchés, sous l’appellation Extrait de pépins de pamplemousse (12,20 €).

4/ Mettez vos vaccins à jour

J’imagine que, comme une majorité d’adultes, votre carnet de santé n’a pas vu un docteur en médecine depuis une douzaine d’années, si vous ne l’avez pas perdu… Alors, on se motive, on cherche son carnet, et on va faire le point chez son médecin traitant ! Et si possible, emmenez toute la famille avec  vous, il y aura bien un membre à revacciner …

5/ Jetez vos mouchoirs

On est d’accord, se moucher dans sa manche comme les Jets de West Side Story, ça fait « bad boy », mais niveau hygiène on repassera ! Au lieu de renifler, on dégaine un mouchoir (en papier, par pitié !) dès qu’on a la goutte au nez, et on le jette, dans une poubelle fermée. Sinon, je vous laisse imaginer les petits microbes qui s’envolent du mouchoir pour se balader dans la chambre…

6/ Lavez-vous les mains

Après un passage aux toilettes, avant de cuisiner, on devrait se laver les mains une dizaine de fois dans la journée : de longues minutes, avec de l’eau chaude et du savon. Il existe des protocoles pour se laver les mains, il y a même des vidéos ludiques pour les enfants. Depuis la grippe H1N1 de l’hiver dernier, les solutions hydro-alcooliques ont fleuri dans tous les sacs à main. Attention toutefois, les professionnels de santé mettent en garde contre leur utilisation : « Elles permettent une rapide antisepsie des mains, concède le CHU de Lyon, mais ne remplacent pas le lavage des mains sales ».

7/ Changez le linge

Se laver les mains, c’est bien. Les essuyer dans une serviette de toilette propre, c’est mieux. Il faut observer une hygiène stricte concernant le linge de maison, surtout si un membre de la famille est malade : une serviette et un gant de toilette par personne, à laver régulièrement. De même, changez les draps chaque semaine : les microbes y sont si bien au chaud, si personne ne vient les déloger, ils attendront la trêve hivernale pour partir !

8/ Couvrez-vous

On attrape froid par les extrémités : pieds, mains, nez, oreilles, ou toute autre partie du corps… Pour vous couvrir, ayez toujours une écharpe ou un bonnet  sur vous. Vous pouvez même en faire un accessoire de mode. Si vous avez froid, c’est plus facile à dire, mais ne vous recroquevillez pas, au contraire, ouvrez-vous sur l’extérieur.

De même, évitez la mauvaise manie qui consiste à se passer les mains gelés sous l’eau chaude en rentrant : rien de tel pour créer des engelures, des mains gercés ou faire péter des petits vaisseaux sanguins. Pour la tenue vestimentaire, préférez plusieurs épaisseurs fines, par exemple un débardeur, un t-shirt à manches longues, un gilet, un châle, et couvrez la gorge.

9/ Evitez le chauffage maximum

Contrairement à ce qu’on peut penser, le surchauffage est un ennemi : il assèche l’air (pensez à la coupelle d’eau sur le radiateur !), le fait stagner et développe les microbes. De plus, un écart de température trop important est difficile à supporter pour le corps, rappelez-vous cet été et la climatisation des magasins…

Alors doucement sur le chauffage : on l’éteint en journée si personne n’est dans l’appartement, on le coupe pour aérer. Dans les chambres, c’est 19° (avec si besoin un plaid ou un gilet), pas 26°.

10/ Consultez sans tarder…

Malgré ces conseils respectés à la lettre, vous avez attrapé un rhume, une angine, une rhinopharyngite ? Ne laissez pas trainer sous prétexte que c’est l’hiver, tout le monde est malade. La maladie ne partira pas toute seule, au mieux vous passez une semaine difficile, au pire vous contaminez tout votre entourage… Dès que les premiers signes de la maladie apparaissent, consultez votre médecin traitant, et suivez le traitement scrupuleusement !

Tous ces conseils, appliqués à la lettre, devraient vous permettre de passer l’hiver.

Par bouba - Publié dans : Trucs et astuces
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 13:29

Une forêt de mégots (Mason Bryant/Flickr)

La plupart des ex-fumeurs ont arrêté sans l'aide des patchs et autres substituts nicotiniques à l'efficacité aujourd'hui douteuse.

Au départ, les choses semblaient simples. Rue89 nous proposait de réaliser un dossier sur le sevrage tabagique, d'enquêter sur ces innombrables méthodes qui sont proposées pour arrêter de fumer. Facile, pensions-nous.

Et puis en creusant, nous avons eu quelques surprises de taille. Par exemple, le rôle de la nicotine. Tout le monde le sait : c'est la nicotine qui tient le fumeur. Logique que, pour décrocher, on lui propose une grande variété de « substituts nicotiniques » : patch, gomme, inhalateur, spray…

D'où notre étonnement lorsque nous découvrons qu'il est non seulement admis depuis un bout de temps, dans le milieu scientifique, que la nicotine n'agit pas seule sur nos petits neurones, mais que de plus son complice a été identifié : le sucre.

Une équipe française à l'origine de cette découverte majeure

C'est même une équipe française qui a publié en janvier 2009 cette découverte, dans le Journal of Neuroscience, qui n'est pas vraiment un fanzine, mais leur étude n'a pas fait de bruit en France.

Pourtant, les substituts nicotiniques passent encore auprès du public pour les meilleurs alliés du candidat au sevrage. Il faut dire que l'on ne s'est pas donné trop de mal pour lui expliquer, au public, à quel point ils sont peu efficaces. C'est le résultat de nos recherches sur le patch et autres substituts à la gomme.

Mais le plus grave, expliquent des chercheurs australiens dans une étude parue en février, c'est que le discours dominant sur le sevrage minimise un fait statistique de taille : la grande majorité de ceux qui ont réussi à cesser de fumer ont obtenu ce résultat sans aide.

Plus problématique encore : le sevrage sans aide est occulté et les substituts nicotiniques survendus dans les articles scientifiques eux-mêmes quand ils sont signés par des auteurs liés à l'industrie pharmaceutique.

Le business des substituts nicotiniques tourne comme avant

Le plus gros scandale est là. Ce n'est pas par hasard si les campagnes anti-tabac semblent surtout indiquer le chemin de la pharmacie. De la recherche à la définition des politiques publiques, le lobbying des Pfizer, GSK et autres travaille le discours sur le sevrage dans le sens de la médicalisation.

Un système parfaitement rodé, où les liens incestueux entre industriels, recherche publique, médecins et politiques sont omniprésents.

Les géants du médicament ont même réussi à transformer un revers en succès. Les substituts nicotiniques ne font pas de miracle ? « Good news pour le business », si l'on sait jongler, si l'on parvient à transformer le remède pour arrêter d'hier en un chewing gum tendance qui agrémente la vie du fumeur, lui donne bonne conscience et lui permet de remettre éternellement à demain l'arrêt définitif.

C'est ce qui est arrivé avec les produits Nicorette. Il suffit d'orchestrer la « com » ad hoc.

Par rue 89 - Publié dans : Trucs et astuces
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