Les news du bled

Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 23:44

 

 

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé officiellement la reprise de ses activités opérationnelles ce mardi, par la tenue d'une réunion à laquelle devaient prendre part tous les commissaires de l'institution. Mais cela n'a pas été pour le moment le cas.

 

C'est comme si l'institution voudrait se garder d'en rajouter à la tension qui entoure la question liée à sa restructuration, en préférant faire preuve de discrétion.

Pour ce qui est de cette reprise de ses activités, le président du comité de facilitation n'y verrait plus un obstacle, vu que le dialogue est arrivé à son terme.

Intervenant sur les antennes des médias d'Etat ce mardi, Monseigneur Albert Gomez a affirmé que la commission chargée de rédiger le rapport des résultats issus du dialogue rendra compte de son travail à l'issue d'une plénière prévue demain au palais du peuple. Et que ce rapport va faire mention du "désaccord" des différentes parties prenantes à ce dialogue autour de la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Mais qu'à cela ne tienne, cette institution pouvait poursuivre ses activités, en attendant de trouver une solution sur son sort.

Faut-il cependant préciser que la CENI aurait déjà commencé à travailler depuis le jeudi 16 février, date qui avait été fixée pour la reprise de ses activités opérationnelles, ce après plusieurs reports. C'est du moins ce qu'a confié une source proche de l'institution à xinhua ce lundi.

Cette reprise intervient sans pour autant que des solutions idoines soient trouvées aux divergences qui opposent les participants au dialogue inclusif dont les travaux devaient prendre fin ce lundi. C'est en tout cas ce qui transparait des propos de certains opposants comme Sidya Touré, président de l'Union des forces républicaines (UFR), qui dans un entretien accordé à une radio locale ce lundi ne cache pas son scepticisme quant aux résultats de cette concertation.

Pour Sidya Touré, "le dialogue n'a rien donné en termes de résultats concrets". Le leader de l'opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo, président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) avait lui aussi eu des mots durs à l'encontre du pouvoir ce dimanche, sur les antennes d'une autre radio privée de la place. Accusant le gouvernement de vouloir organiser une " mascarade électorale" lors des élections législatives en vue. Cellou Dalein Diallo n'a pas manqué de soulever le cas de la CENI dont il réclame la restructuration, ayant des doutes sur la moralité du président de la structure, qui pour lui aurait des accointances avec le pouvoir.

Face à ce concert de critiques, la mouvance présidentielle allume à son tour un contrefeu en disant que ce sont les partis politiques qui "s'agitent aujourd'hui" en faveur d'une refonte de la CENI, qui avaient pourtant demandé à ce que cette institution ne fasse l'objet d'aucune restructuration avant la fin du processus de transition.

Assimilant à une volteface les nouvelles exigences de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, deux blocs formant l'opposition "radicale", qui trouvent maintenant que cette CENI ne serait pas "digne" de mener la transition à son terme.

Il faut rappeler que la mise en place de la CENI au temps de la deuxième république, sous le règne de feu Lansana Conté avait obéi à un schéma de répartition portant sur 10 représentants pour la mouvance présidentielle de l'époque, 10 de l'opposition, 3 de la société civile et 2 de l'administration du territoire. Ce qui faisait en tout 25 membres. Le Parti de l'unité et du progrès (PUP), ancien parti au pouvoir avait la part belle du gâteau dans ce partage, qui demeure toujours d'actualité. Puisqu'aucun changement n'a été opérée au niveau de la structure de l'institution, même si le PUP a enregistré une forte hémorragie en son sein avec le départ de la quasi-totalité de ses militants, ce depuis le décès de Lansana Conté le 22 décembre 2008.

La recomposition de la CENI exigée par l'opposition ne pourrait se faire sans l'aval du Conseil national de transition, organe législateur qui joue le rôle d'assemblée nationale. Car la CENI est bien une institution indépendante, une réalité que le président du comité de facilitation Monseigneur Albert Gomez ne manque pas de rappeler aux partisans de la restructuration de l'institution qui a la charge d'organiser les élections en Guinée.

En attendant de savoir ce à quoi vont aboutir les résultats des travaux du dialogue inclusif, concernant le volet de la refonte de la CENI, Louceny Camara et ses collaborateurs eux pensent que le moment est venu de reprendre leurs activités. Des activités opérationnelles qui ont été relancées depuis le jeudi dernier de façon officieuse, selon une source proche de l'institution.

La CENI avait dû suspendre ses activités à la demande du comité de facilitation pour lui permettre d'avancer dans le travail de rapprochement du pouvoir et de l'opposition, en vue de trouver des solutions "consensuelles aux nombreuses questions soumises à l'examen". Après deux semaines de suspension, la CENI devait reprendre son travail le 19 janvier. Mais elle se verra dans l'obligation de repousser ce délai au 23 janvier à la demande du comité de facilitation.

Puis du 23, la reprise va être ajournée pour le 10 février 2012. Alors que la CENI s'apprêtait à reprendre ses activités le 10 février, le comité de facilitation a demandé de nouveau un délai supplémentaire qui devait courir jusqu'au 15.

A cette occasion, la Commission électorale nationale indépendante avait tenu une session extraordinaire le 10 février pour donner une suite favorable à cette requête.

Et ses membres avaient décidé à l'unanimité de la reprise de leurs activités le 16 février. Etant entendu que la fin des travaux du dialogue était annoncée pour le 15 février. Mais, les travaux seront repoussés jusqu'au lundi 20 février par le comité de facilitation. Ce qui du coup allait aussi avoir une incidence sur la reprise des opérationnelles de la CENI. Qui devait encore attendre jusqu'au mardi 21 février pour annoncer la reprise de ses opérations. Une reprise qui a lieu sur fond de quiproquo.

 

afriquinfos.com

Par bouba - Publié dans : Les news du bled
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 16:08

 

L’actualité judiciaire en Guinée Conakry est marquée depuis hier 20 février 2012 par la tenue des assises criminelles. La session de cette année retient particulièrement l’attention, tant en Guinée qu’à l’extérieur, à cause d’un dossier qui est au rôle. Il s’agit de celui de l’attaque, en juillet 2011, du domicile privé du chef de l’Etat Alpha Condé. Si ce dernier en avait réchappé, un de ses gardes du corps y a perdu la vie et d’autres personnes avaient été blessées. A l’époque, il y avait eu beaucoup de supputations sur cette attaque surprenante.

Qui en voulait tant à l’opposant historique devenu président, au point d’attenter à sa vie ? Qui pourrait bien être derrière cet attentat ? Ce sont là des questions récurrentes restées sans réponse. On a même redouté des règlements de comptes avec les arrestations opérées, les accusations de complicité portées par Alpha Condé lui-même ou encore l’exil auquel s’est résolu, par exemple Bah Oury, le n°2 du principal parti d’opposition, l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), de Cellou Dalein Diallo. Aujourd’hui, avec le procès annoncé, on est, en principe, en droit d’avoir des réponses à certaines questions. A moins d’un renvoi pour quelque motif que ce soit, toutes les personnes impliquées dans cette attaque devront pouvoir s’expliquer en toute liberté et éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale sur ses tenants et aboutissants.

C’est le minimum auquel on doit s’attendre pour peu que le procès soit équitable, que les droits de la défense soient scrupuleusement et rigoureusement respectés. En d’autres termes, que les accusés ne soient pas d’office condamnés avant même d’être entendus. Déjà, le fait que ces derniers aient même l’opportunité de se présenter dans un prétoire pour s’expliquer sur un fait aussi grave que l’attaque du domicile du premier des Guinéens est en soi un événement. L’histoire de ce pays regorge de cas de personnes accusées à tort ou à raison – beaucoup plus à tort - de complots contre la sûreté de l’Etat, de coups d’Etat. Elles ont été soit exécutées sans avoir jamais eu la moindre occasion de se défendre soit envoyées au tristement célèbre camp Boiro.

Bref, cela c’était une certaine époque, celle de Sékou Touré notamment, avec la « complotite » qui était une épée pouvant s’abattre sur n’importe qui à n’importe quel moment. Etat de droit oblige, il faut donc rompre avec ce passé peu glorieux. C’est cela aussi le grand acquis de l’Etat de droit dans lequel la Guinée s’est engagée avec plus ou moins de succès. Tout n’est pas encore aux normes souhaitées avec les différentes critiques formulées contre le pouvoir de Condé qui a la lourde charge de remettre la Guinée sur les rails. Le procès de cette affaire sensible est par exemple un test pour la justice qui laisse encore sceptique quant à sa véritable indépendance. Et cela bien qu’elle ait par exemple inculpé tout récemment un proche du chef de l’Etat dans le cadre du massacre du 28 septembre 2008 au stade de Conakry. De ce point de vue, c’est aussi le procès de la justice qui sera fait à l’occasion de ces assises criminelles. Alors, l’heure de vérité a-t-elle vraiment sonné dans cette affaire d’Etat ? On est bien obligé d’attendre de voir pour se faire une opinion définitive.

Par bouba - Publié dans : Les news du bled
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 22:08

 

 

Les élections législatives en Guinée, reportées depuis des mois, auront lieu en "en mai" avec ou sans l'opposition, a déclaré lundi à l'AFP le ministre guinéen de l'Administration du territoire et de la décentralisation (Intérieur), Alhassane Condé.

"Ces élections tardent à venir, mais aujourd'hui, tout est prêt", a dit M. Condé. "Je pense que la révision des listes électorales" sera terminée "fin avril pour que les élections se tiennent en mai 2012", a-t-il ajouté.

L'opposition guinéenne ne souhaite pas participer à ces législatives sous la supervision de l'actuelle Commission électorale nationale indépendante (Céni) qu'elle accuse de "faire le jeu du pouvoir".

Elle exige sa restructuration et l'arrêt de ses activités sur l'ensemble du territoire guinéen où ses membres sont en train de se déployer.

Mais selon M. Condé, il est hors de question de procéder à la restructuration de la Céni sauf à "vouloir aller aux élections dans un an ou dans dix ans".

Il a affirmé que "la loi est très claire là-dessus: personne n'est obligé d'aller aux élections. Celui qui le veut, il y va, celui qui ne le veut pas, il n'y va pas, de toutes les façons les élections auront lieu".

Il a conseillé à ses "amis de l'opposition d'accepter d'encadrer" la Céni, "aller aux élections et une fois les élections terminées, la Céni sera dissoute". "Si l'opposition ne veut pas aller aux élections avec cette Céni, elle aura à se justifier devant ses militants", a-t-il dit.

Des élections législatives devaient se tenir en Guinée six mois après l'installation du nouveau président élu en novembre 2010, Alpha Condé, mais elles ont été sans cesse reportées. Initialement prévues le 29 décembre 2011, elles ont été repoussées sine die.

Les dernières législatives en Guinée remontent à juin 2002, à l'époque du régime du président Lansana Conté, décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir.

Un Conseil national de transition (CNT) fait actuellement office de Parlement. Il a été mis en place début 2010, durant la transition militaire conduite par le général Sékouba Konaté, qui a cédé le pouvoir à Alpha Condé à l'issue du second tour de la présidentielle de novembre 2010.

 

Par bouba/afp - Publié dans : Les news du bled
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 18:49

Nafissatou Diallo a déposé plainte pour viol à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn le 8 août 2011 devant le tribunal du Bronx, aux Etats-Unis.

Dans leur cabinet de la Ve Avenue, à New YorkKenneth Thompson et Douglas Wigdor ne ratent pas un épisode de l'affaire du Carlton de Lille. La publication d'extraits de procès-verbauxdans la presse, une éventuelle mise en examen deDominique Strauss-Kahn et ce qui émergera de son audition par les enquêteurs de la police judiciaire, puis par les magistrats lillois sont autant d'éléments susceptibles d'être exploités par les avocats new-yorkais de Nafissatou Diallo dans le cadre de la procédure civile engagée par la femme de chambre du Sofitel.

"Tout ce qui concerne le comportement de Dominique Strauss-Kahn dans d'autres affaires nous intéresse et sera utilisé, indique M. Wigdor. Ce qui ne veut pas direque ces éléments, comme les autres témoignages que nous recueillons, nous sont indispensables: notre dossier est solide en lui-même et je suis confiant." William Taylor, l'avocat américain de DSK, rappelle de son côté que "le vide du dossier a conduit à l'abandon des poursuites au pénal" contre M.Strauss-Kahn, le 23août 2011. Il reste discret sur sa stratégie.

 

"ALLER JUSQU'AU BOUT"

La procédure civile engagée par la femme de chambre du Sofitel est toujours en cours. Le 8 août, Mme Diallo a déposé plainte pour viol à l'encontre de M.Strauss-Kahn devant le tribunal du Bronx. Le juge Douglas McKeon examine actuellement l'argument de l'immunité diplomatique brandi par les avocats de l'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI), le 26septembre. Il pourrait rendre une décision à la fin du mois de février.

Dans l'attente, la défense de Mme Diallo engrange les éléments extérieurs à charge: le harcèlement ou la violence sexuelle dont certaines femmes ont accusé DSK, de Piroska Nagy, cadre au FMI, à Tristane Banon, romancière, en passant par "Béa", compagne de "Dodo la Saumure""Tristane Banon fournit un témoignage utile sur sa manière de procéder, explique M.Wigdor. Quant aux relations de M.Strauss-Kahn avec des prostituées, elles ne nous intéressent que dans la mesure où il aurait eu un rapport violent avec elles."

L'avocat français Thierry de Montbrial, mandaté par MM. Thompson et Wigdor, assure avoir recueilli les témoignages de "plusieurs femmes" et que "quelques-unes sont prêtes à témoigner publiquement et sous serment à New York". Ce sont"le plus souvent des femmes en demande d'un logement social, dans des emplois de service, socialement fragiles", note-t-il. En novembre, M. Wigdor a rencontré à Paris Me David Koubbi, l'avocat de Tristane Banon, laquelle a déclaré vouloir "aider"Nafissatou Diallo.

Sa décision de collaborer dans la procédure civile de New York "n'est pas encore prise", selon Me Koubbi, qui affirme: "Je suis sûr que Mlle Banon le souhaitera. Elle se voit accusée d'être prostituée ou manipulée dans un complot, comme elle-même l'a été." "Nous pensons que Mlle Banon témoignera", estime de son côté M.Wigdor.

L'avocat new-yorkais se dit décidé à "aller jusqu'au bout""Dans 90% des procédures civiles, dit-il, les conflits se résolvent par des négociations avant le procès. Mais dans notre cabinet, nous allons au procès pour plus de 10% des affaires dont nous sommes saisis."

Par bouba/lemonde - Publié dans : Les news du bled
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 17:53

 

 

 

Les travaux de la Cour d'assises de Conakry ont débuté ce vendredi à la Cour d'Appel de Conakry où les juges auront à examiner 70 dossiers durant ces assises, qui pourraient "combler" les attentes des populations qui ont hâte d'être édifiées sur certaines affaires qui ont défrayé la chronique récemment dans la capitale.

 

Il s'agit notamment de l'attaque qui a visé la résidence du chef de l'Etat, le professeur Alpha Condé, le 19 juillet 2011. Il faut rappeler que la justice n'avait pas tardé à organiser la riposte face à cette tentative d'assassinat à laquelle le président guinéen avait échappé.

 Des arrestations ont été ainsi opérées dans le cadre de l'information judiciaire ouverte au lendemain de cette fusillade, qui s'était soldée par la mort d'un garde civil du président de la République. En tout 58 présumés auteurs de l'attentat ont été interpellés par les enquêteurs. Des civils et des militaires, dont des officiers proches de l'ancien président de la transition, le général Sékouba Konaté.

 Ces officiers qui ont été inculpés dans le cadre de cette affaire ont pour noms entre autres le général Nouhou Thiam, ex-chef d'état-major général des forces armées, le commandant Sidiki Camara dit "De Gaulle'', ancien aide de camp de Sékouba Konaté, le commandant Alpha Ousmane Boffa Diallo connu sous le sobriquet de AOB, considéré par les enquêteurs comme le "cerveau de l'opération''. Cet ancien aide de camp du général Lansana Conté s'en était tiré avec de graves blessures, qui lui ont valu d'être hospitalisé au camp Samory Touré de Conakry, garnison abritant le Bataillon du quartier général (BQG).  

 Au nombre de 38 au départ, la liste des suspects s'est allongée pour atteindre 58 personnes, d'après le parquet général, qui a retenu contre les présumés auteurs de l'attaque contre la résidence présidentielle les chefs d'accusation suivants: "association de malfaiteurs, attentat contre la sûreté de l'Etat, tentative d'assassinat du chef de l'Etat, détention illégale d'armes de guerre et de munitions, détention et consommation de drogue, destructions d'édifices et de biens mobiliers et complicité".

 Le président Alpha Condé en personne avait révélé dans un entretien accordé à des médias sénégalais des noms de personnes "impliquées» selon lui dans cet attentat, ce sont Tibou Kamara, ancien secrétaire général de la présidence de la République sous la transition, Amadou Oury Bah, vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, principal parti d'opposition) et Amadou Oury Diallo dit "sadakadji'', opérateur économique bien connu dans la capitale.

 Ces trois personnes séjournaient à l'époque à Dakar et Alpha Condé dans son entretien avait dit avoir trouvé "suspect" l'attitude du Sénégal, qui abritait sur son sol ceux qu'il considérait comme des "ennemis" de son pays. La Gambie fut aussi indexée par le chef de l'Etat guinéen, lors de cette entrevue. Ces révélations avaient fait grand bruit.

Des réactions sur fond de passion avaient été enregistrées dans le camp de l'opposition guinéenne, qui a rejeté ces "accusations''. Tout en mettant en "doute" cette attaque que certains opposants ont osé qualifier de "montage" destiné à opérer une purge au sein des forces armées et à museler l'opposition".

 Ainsi avec la Cour d'assises de Conakry qui a ouvert ses travaux ce vendredi, le président de la Cour d'Appel, Yaya Boiro, a profité de cette occasion pour annoncer que tout sera fait en parfaite harmonie avec les principes qui régissent l'indépendance de la justice, pour que le droit soit dit, sans aucune "interférence" de l'exécutif.

Bien des gens voient dans ces assises un test pour la justice guinéenne, qui entend ainsi à travers ce procès affirmer son "indépendance".

Le président Alpha Condé a promis au gré de ses sorties concernant l'attaque contre sa résidence, que l'opinion sera située sur ce qui s'est réellement passé dans la nuit du 19 juillet 2011, lorsqu'un commando lourdement armé a tenté de l'assassiner. Ces propos visent à rassurer ceux qui pourraient avoir des doutes sur le déroulement de ces assises, qui, selon la cour n'ont aucun ''caractère politique".

Par bouba/xinhua - Publié dans : Les news du bled
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