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Mardi 5 mars 2013 2 05 /03 /Mars /2013 23:00
Hospitalisé depuis près de trois mois pour un cancer, le président vénézuélien Hugo Chavez qui souffrait d'une grave infection respiratoire s'est éteint mardi.
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Mardi 15 janvier 2013 2 15 /01 /Jan /2013 18:33

À l'automne, Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU, avait affirmé que le plan soutenu par la France au Conseil de sécurité était «de la m…».

Washington se retrouve pris à contre-pied par l'intervention rapide de la France pour arrêter l'insurrection islamiste dans le nord du Mali.

Même si, selon les diplomates, l'heure est à la «consultation permanente» entre les deux rives de l'Atlantique sur le dossier malien, les Américains se retrouvent pris à contre-pied par l'intervention rapide et dénuée d'hésitations de la France pour arrêter l'insurrection islamiste dans le nord du Mali. «Il y a certainement à Washington un soutien et un vrai soulagement de voir les Français prendre l'initiative, vu l'urgence d'agir», note la directrice du programme Afrique au Centre pour les études stratégiques et internationales, Jennifer Cooke.

S'exprime même, notamment chez les néoconservateurs, un coup de chapeau à ces Français qui savent encore se comporter en «gendarmes de crise» et y aller (contrairement à l'Administration Obama, sous-entendent-ils). Mais l'action rapide de la France et les derniers développements sur le terrain jettent a contrario une lumière crue sur les naïvetés, les mauvais calculs et les échecs récents des Américains dans une région sahélienne où ils avaient massivement investi ces dernières années.

Depuis des mois, les États-Unis freinaient activement le déploiement des troupes de la Cédéao réclamées par le gouvernement malien, au motif que l'opération n'était pas suffisamment préparée. L'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, avait carrément affirmé à l'automne que le plan soutenu par la France au Conseil de sécurité était «de la m…»

Aide logistique et drones

Un consensus avait finalement été trouvé à l'arraché en décembre pour voter une résolution autorisant le déploiement d'une force africaine. Mais Washington persistait à préconiser la lenteur, appelant à des élections préalables, le gouvernement malien étant issu d'un putsch… Ils s'inquiétaient d'une intervention trop ostentatoire, susceptible d'attirer vers le Mali les djihadistes du monde entier et de susciter une recrudescence d'actes terroristes en Occident. «Ces inquiétudes restent valides, mais le terrain a dicté d'agir différemment», reconnaît Jennifer Cooke, qui ne serait pas étonnée de voir les Français «forcés de jouer un rôle de premier plan plus longtemps que prévu».

Les Américains avaient fortement investi dans la formation de l'armée malienne, dans le cadre d'une ambitieuse politique de contre-terrorisme dans la région Sahel. Près de 600 millions de dollars avaient été consacrés par Washington à entraîner les militaires locaux, recrutés notamment dans les tribus touarègues. Mais cet effort de formation a été réduit à néant par la défection massive d'unités ralliées à l'insurrection islamiste. Un officier formé par les militaires américains a organisé un putsch contre le pouvoir civil, à la stupéfaction des États-Unis qui n'avaient apparemment rien vu venir, notait lundi le New York Times. L'été dernier, le général Carter Ham, en charge du commandement Afrique, avait évoqué «sa déception amère».

À la demande des Français, les Américains fournissent maintenant une aide logistique et se préparent à envoyer des drones de renseignements sur le terrain. Mais Washington, qui s'apprête à sortir plus vite que prévu de la longue campagne afghane et rumine encore ses faux pas maliens, exclut pour l'instant toute participation directe à l'opération de la France, forcée à un solo impromptu et risqué.

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Vendredi 14 décembre 2012 5 14 /12 /Déc /2012 22:58

Un homme a ouvert le feu, vendredi 14 décembre, dans une école élémentaire de Newtown, dans le Connecticut. Selon le porte-parole de la police locale, Paul Vance, 20 enfants et 6 adultes ont été tués dans le drame. Le tireur a également été trouvé mort sur les lieux, selon lui.


La chaîne de télévision CNN précise que le corps du tueur présumé aurait été retrouvé dans une salle de classe, et qu'il portait deux armes ; elle cite également un nom pour ce tireur, avancé par une source officielle. Il serait âgé d'une vingtaine d'années.


CBS News ajoute que le tireur présumé serait le fils d'une enseignante de l'école de Newtown. Selon la chaîne, des policiers ont été dépêchés au domicile de cette personne dans le New Jersey, et auraient trouvé un corps, qui serait le père du tireur présumé. CBS News affirme en outre que la mère du tireur présumé compterait parmi les victimes du massacre.


Aucune de ces informations n'a été confirmée par la police. D'autres médiascontinuent d'évoquer également l'hypothèse d'un second tireur. Selon les télévisions locales, la police aurait en effet arrêté sur place un autre homme, qui a quitté les lieux menotté.

Selon des témoignages de parents et du personnel de l'école, une centaine de coups de feu auraient été tirés et la directrice de l'école ferait partie des victimes. Un petit élève d'environ 8 ans a expliqué sur CNN qu'avec ses camarades ils avaient entendu des cris dans la matinée. On leur a dit : "Trouvez un endroit sûr, et on s'est caché dans les placards du gymnase", a-t-il expliqué. "Puis la police a dit 'on est en train d'évacuer, vite, vite'. Nous avons alors couru jusqu'à la caserne de pompiers... Et nous sommes contents d'être vivants", a ajouté le petit garçon.


 "LA ZONE EST SÉCURISÉE"


L'attaque s'est produite dans la matinée à l'école Sandy Hook de la petite ville tranquille de Newton, 27 000 habitants, située à 128 kilomètres de New York. Près de 600 enfants âgés de 5 à 10 ans se trouvaient alors dans l'école. La totalité des écoles de Newtown ont été bouclées, ont annoncé les autorités scolaires de la ville.


La police locale a été alertée peu après 9 h 30, selon le porte-parole de la police locale, Paul Vance. Elle a à son tour immédiatement demandé l'aide de la police de l'Etat, qui s'est elle aussi rendue sur les lieux. "Notre principal objectif était d'évacuer aussi rapidement et aussi efficacement que possible tous les élèves et le personnel de l'établissement. L'école en entier a été fouillée. Tout cela a été accompli, a-t-il poursuivi. La zone est sécurisée. [...] Une zone tampon a été mise en place, où étaient emmenés les élèves et les membres du personnel. Très vite, ils ont pu retrouver leurs parents et ceux qu'ils aiment." "L'équipe criminelle de la police de l'Etat, la police de Newtown, le procureur de Danbury et plusieurs agences travaillent ensemble pour répondre à toutes les questions qui entourent cette tragédie", a conclu M. Vance.


Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière de l'année, et de l'une des plus graves sur un complexe scolaire. La tuerie de Columbine, le 20 avril 1999, avait fait 13 morts et 24 blessés. Les deux étudiants à l'origine du massacre, Eric Harris et Dylan Klebold, s'étaient suicidés après le drame. La fusillade de l'université Virginia Techen 2007 avait fait 33 morts dont l'auteur des coups de feu.


 OBAMA A "LE CŒUR BRISÉ"


Le président Barack Obama, rapidement mis au courant du drame, avait contacté en début d'après-midi le gouverneur de l'Etat pour lui signifier ses condoléances, selon son porte-parole. Le président s'est alors aussi entretenu avec le chef de la police fédérale (FBI), Robert Mueller, selon M. Carney.


Plus tard dans l'après-midi, Barack Obama a convoqué une conférence de presse. Extrêmement ému, il a appelé à prendre des "actions significatives" pour empêcher à l'avenir des massacres de ce genre. "La majorité de ceux qui sont morts aujourd'hui étaient des enfants, de magnifiques enfants âgés de cinq à dix ans", a affirmé M. Obama, qui a dit avoir "le cœur brisé" et a essuyé une larme."Nous avons subi trop de tragédies" comme celle de l'école de Newtown, a-t-il encore dit.


Le président a par ailleurs donné l'ordre de mettre les drapeaux en berne sur tous les édifices publics américains pendant quatre jours en hommage aux victimes de la tuerie

 

 

 

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Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 17:13

ARCHIVES. L'audience portant sur l'accord entre Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui l'accusait d'agression sexuelle à New York est fixée le 10 décembre prochain. Elle devrait mettre fin à 18 mois d'une formidable saga judiciaire aux Etats-Unis.

 

 

Une audience aura le lieu le lundi 10 décembre prochain au tribunal du Bronx à New York en vue definaliser un accord entre Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo la femme de chambre qui l'accusait d'agression sexuelle. Il s'agira du probable épilogue d'une saga judiciaire de 18 mois. 

Le juge en charge du dossier, Douglas McKeon, indiquait lundi soir que l'audience, prévue à 14 heures locales (20 heures en ), aurait pour but de «faire le point sur les discussions en cours» entre les deux parties. S'il y a un accord, il sera annoncé ce jour là», a-t-il précisé. Le juge ne pense pas que DSK sera présent, au contraire de Nafissatou Diallo, 33 ans : «Il n'y a pas de raison pour qu'il vienne.»


Si l'accord est finalisé, il mettra fin à la procédure civile, et à une saga judiciaire qui a coûté à DSK son poste à la tête du FMI et ses ambitions présidentielles en France. Il s'est aussi séparé de sa femme, la journaliste Anne Sinclair.

Le montant de l'accord restera confidentiel

Nafissatou Diallo avait porté plainte au civil contre lui le 8 août 2011. Elle l'accusait de l'avoir contrainte à une fellation dans sa suite du Sofitel le 14 mai 2011 à New York. DSK a reconnu une relation «inappropriée» avec la femme de chambre guinéenne qu'il ne connaissait pas, mais a démenti toute violence et contrainte.

VIDEO. Un accord de plusieurs millions de dollars ?

 



Le montant de l'accord restera probablement confidentiel mais pourrait, selon certains experts, se chiffrer en millions de dollars. L'avocat de DSK William Taylor avait cependant qualifié vendredi dernier de «complètement inexactes» des informations faisant état d'un montant de six millions de dollars.

VIDEO. Les images intégrales des caméras de surveillance du Sofitel


DSK reste mis en examen en France

Si l'accord est signé, l'ancien patron du FMI ne donnera jamais sa version des faits à la justice. Et le mystère restera entier sur ce qui s'est passé dans la suite 2806 du Sofitel le 14 mai 2011.

Au delà de l'affaire du Sofitel, DSK reste mis en examen dans un dernier dossier, celui du Carlton, qui porte sur l'organisation de soirées libertines avec des prostituées à Lille. Ses défenseurs ont demandé la nullité de la totalité de la procédure. La justice française doit se prononcer le 19 décembre.

VIDEO. DSK verserait 6 millions de dollars à Nafissatou Diallo


VIDEO. DSK a-t-il les moyens de payer ?







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Samedi 1 décembre 2012 6 01 /12 /Déc /2012 16:17

ARCHVIES. Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui l'accusait d'agression sexuelle à New York, seraient parvenus à un accord financier, qui devrait mettre fin à 18 mois d'une formidable saga judiciaire aux Etats-Unis.

 

 

En tout juste sept mois, un record de vitesse, l’affaire du procès civil intenté par Nafissatou Diallo à Dominique Strauss-Kahn aura trouvé un épilogue provisoire par un projet d’arrangement entre les deux protagonistes.

 

L’ancien ministre avait pourtant juré qu’il ne paierait pas un centime à la femme de chambre, mais ses avocats ont proposé un compromis qui n’est pas encore un accord définitif. Loin de là. Les négociations sont toujours en. Et aucun camp ne souhaite commenter la fuite parue jeudi dans le quotidien « New York Times ».

 

La stratégie de DSK a toujours consisté à éviter d’être contraint d’évoquer ce qui a eu lieu le 14 mai 2011 dans la suite 2806 de l’hôtel Sofitel à New York. Ce qu’il aurait été obligé de faire si ce procès, même civil, était allé jusqu’au bout dans trois ans au mieux. Personne a priori ne saura donc ce qui s’est véritablement passé vers midi ce jour-là entre la femme de chambre et l’aspirant candidat à la présidentielle. Et aujourd’hui, qu’est-il exactement en train de se passer?

 

La recherche d’un compromis. Si la plainte au civil contre DSK date du 8 août 2011, le procès civil a véritablement commencé le 1er mai dernier lorsque le juge Douglas McKeon du tribunal du Bronx en charge de ce volet a refusé de classer la procédure de Nafissatou Diallo, comme le demandaient les avocats de DSK en invoquant « une immunité diplomatique ». Depuis, on est entré dans une phase dure. Un procès civil aux Etats-Unis est « une course d’escalier » où « chaque partie avance face à l’autre des arguments pour le faire plier » et « le contraindre à un accord financier », explique Matthew Galluzzo,  pénaliste à New York. Une partie de poker où tout est permis ou presque. L’action au civil intentée par la femme de chambre avait pour but de faire reconnaître selon ses avocats, Douglas Wigdor et Kenneth Thompson, le « préjudice moral et physique ».

Fin octobre, Kenneth Thompson ne cachait pas son intention dans un mail d'« interroger DSK le plus vite possible » comme la procédure le lui permet pour « lui demander ce qui s’est passé dans cette chambre d’hôtel ». Une façon de mettre la pression.

 

Les sommes en jeu. Elles varient de 4,5 M€ à 9 M€ selon les sources. Le journal « le Monde » avance une hypothèse basse à 4,5 M€. « Un montant raisonnable », selon l’avocat Matthew Galluzzo. Au début de l’été, les avocats de Diallo confiaient au « Parisien » - « Aujourd’hui en France » qu’ils ne transigeraient pas en dessous de 8,5 M€. Là aussi, chaque camp pousse le curseur dans le sens qui lui semble le plus favorable. Une certitude, les véritables montants de telles transactions conclues sous seing privé ne sont jamais dévoilés et sont couverts par une clause très restrictive de confidentialité, qui interdit au payeur comme au bénéficiaire d’en révéler le montant. La somme peut être réglée sous forme de rente selon des modalités prévues entre les parties. DSK n’a pas les moyens immédiats d’assumer une telle charge. Il devra sans doute emprunter une partie de l’argent.

 

Le calendrier. Une audience intermédiaire dans la procédure civile est prévue le 7 décembre. Celle-ci sera sans doute l’occasion d’entériner ou pas le projet de compromis sous contrôle du juge McKeon, comme la procédure le veut. Rien ne l’oblige à en dévoiler les termes. Selon nos informations, rien n’est acquis pour l’instant et tout peut être encore remis en cause. L’évocation d’un accord à l’amiable, divulguée dans la presse, peut être source de nouvelles surenchères ou de demandes de rabais.

 

Qui perd ? Qui gagne ? Personne. Nafissatou Diallo perd l’opportunité d’être reconnue officiellement comme victime devant un tribunal. Mais elle est susceptible de gagner une très confortable indemnité compensatoire. Si le scénario aboutit, DSK, lui, échappe à l’épreuve d’un procès public et à une éventuelle condamnation.

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