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La Fiorentina a limogé mercredi son entraîneur Delio Rossi, qui a agressé l'un de ses propres joueurs, Adem Ljajic, durant le match nul 2-2 contre Novara en Serie A. L'incident s'est produit lorsque Delio Rossi a remplacé Adem Ljajic après 32 minutes de jeu, alors que la Fiorentina, qui lutte pour le maintien, était menée 2-0. Le joueur serbe a manifesté sa désapprobation en félicitant de manière ironique son entraîneur tout en regagnant le banc de touche. Delio Rossi a explosé de colère, s'est précipité sur Adem Ljajic et a tenté de lui asséner plusieurs coups de poing. Plusieurs personnes se sont interposées et Delio Rossi s'est remis au bord du terrain comme si rien n'était.
"Malheureusement, il s'agit d'un incident grave et d'autant plus surprenant quand on connaît le calme (de Delio Rossi) mais nous devions limoger l'entraîneur", a réagi le président du club de Florence, Andrea Della Valle, interrogé sur Sky Sports Italia. "Nous avons discuté et il s'est expliqué. Il est prêt à présenter des excuses car c'est un homme bien mais je devais prendre cette décision", a-t-il poursuivi. "Quand il verra les images, il réalisera exactement ce qui s'est passé."
Une expérience de pensée proposée par les statisticiens consiste à imaginer unearmée de singes dactylographes et à tenter de déterminer la probabilité pour qu'ils produisent les oeuvres complètes de Shakespeare. Les chances sont minces, mais non nulles. Il n'est pas postulé que ces singes virtuels aient conscience de ce qu'ils écrivent.
Une expérience bien réelle montre que les statisticiens sous-estiment sans doute leurs capacités en les cantonnant à une frappe aveugle : certains babouins semblent en effet capables de distinguer des mots réels et des suites de lettres sans signification. Ce "sens de l'orthographe", qui ne demande qu'à s'épanouir, a été mis en évidence dans une unité de recherche proche de Marseille, à Rousset-sur-Arc.
Avant de détailler ces observations fascinantes, publiées dans la revue Science du 13 avril, quelques mots s'imposent sur cette station zoologique unique en son genre : la trentaine de babouins de Guinée (Papio papio) qui y résident "vivent dans un enclos de 700 m2, en société, comme ils le feraient dans un zoo",explique le primatologue Joël Fagot, qui a eu l'idée de leur donner accès à des bungalows équipés d'une dizaine d'ordinateurs à écran tactile sur lesquels une série d'expériences leur sont proposées. Une puce électronique de la taille d'un grain de riz, implantée dans le bras, permet d'identifier chaque individu et dereprendre l'expérience là où il l'a laissée. Quand il répond correctement, il reçoit quelques grains de blé ; dans le cas contraire, il doit patienter avant de faire un nouvel essai.
CONNAISSANCE IMPLICITE DES RÈGLES
"Il n'y a aucune contrainte pour l'animal. Il est volontaire et ses performances sont bien meilleures que dans les situations de laboratoire classiques", indique Joël Fagot. Ce dispositif révolutionne la cadence d'apprentissage des animaux : certains font jusqu'à 3 000 essais par jour. Un de ses collègues, Jonathan Grainger, lui a donc suggéré un protocole "qui auparavant aurait relevé de la science-fiction". Il visait à déterminer si ces babouins étaient capables d'apprendreà distinguer, dans des suites de quatre lettres, celles qui correspondaient à des mots anglais et celles qui n'avaient aucune signification dans cette langue. "Je voulais étudier le codage orthographique en dehors de toute influence linguistique, phonologique", explique Jonathan Grainger. Les babouins étaient une parfaitetabula rasa.
L'apprentissage initial consistait à présenter de façon répétitive un mot réel au milieu de "non-mots". Certains animaux se sont montrés capables de discriminerplus de 300 mots dans un échantillon total de près de 8 000 non-mots, avec une précision de 75 % ! Plus étonnant encore, une fois qu'un vocabulaire minimal était acquis et qu'on introduisait des mots encore jamais vus par les babouins, ceux-ci les classaient significativement plus souvent parmi les mots que dans les non-mots. Comme s'ils avaient acquis une connaissance implicite des règles orthographiques - comme l'association préférentielle de certaines lettres. A l'inverse, plus un non-mot ressemblait à un vrai, plus les babouins avaient tendance à le classer dans la mauvaise catégorie.
"Cela montre qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des connaissances linguistiques pour acquérir des facultés de codage orthographique", résume Jonathan Grainger. Cela renforce l'hypothèse selon laquelle la lecture s'appuie sur le recyclage de circuits cérébraux forgés bien avant l'avènement d'Homo sapiens avancée par Stanislas Dehaene (Collège de France). "Ce travail est très remarquable, indique ce dernier. Il est fondamental que nous parvenions à une meilleure connaissance des mécanismes neuronaux de la lecture, tant pour faciliter son apprentissage que pour comprendre et mieux aider les enfants dyslexiques. L'imagerie cérébrale peut beaucoup, mais les détails les plus fins du code neural nous échappent. L'arrivée d'un modèle animal d'une partie des opérations de lecture pourraitchanger la donne."
Les autorités sportives du
Cameroun ont officialisé en fin de semaine dernière, un match international amical qui mettra aux prises l’équipe nationale senior à son homologue de la Guinée Conakry le 27 mai dans une
localité française qui reste à déterminer (Metz, Marcoussis ou une autre commune de la région parisienne étant les trois lieux ciblés). Mais, pendant que la Fédération camerounaise de football
(Fécafoot) s’active pour confirmer la ville hôte de cette rencontre, son homologue guinéenne rame à contre-courant en faisant savoir qu’elle n’a jamais été officiellement saisie pour un match
contre les Lions Indomptables.
Embarrasé par cette sortie qui pourrait constituer une barrière à cette rencontre sportive, l’entraineur du Syli national de Guinée, le Français Michel Dussuyer (dont le contrat est arrivée à
terme le 29 fevrier 2012), a vite fait de préciser qu’un accord a déjà été trouvé entre lui et son homologue camerounais Denis Lavagne. Pas assez pour conclure un match selon la fédération
guinéenne de football (FGF). « Nous attendons un courrier de la Fédération Camerounaise de football qui devrait arriver au courant de cette semaine. Il se pourrait que le match se joue. Avant
cela nous devons étudier d'abord le contenu du courrier pour voir dans quelle condition le match pourra se disputer. Vous savez qu'il faudra trouver un agent FIFA qui se chargera des
démarches administratives et de l'organisation de cette rencontre amicale. Pour le moment nous attendons », a expliqué Ibrahim Barry, secrétaire général de la FGF à nos confrères du
site Guineefoot.
Le match contre le Syli national de Guinée, s’il est finalement confirmé, sera le point d'orgue d'un regroupement des Lions Indomptables qui démarrera le lundi
21 mai. Cette mise au vert est préparatoire au match des éliminatoires du Mondial 2014 que le Cameroun va jouer contre les Léopards de RD Congo à Yaoundé le samedi 2
juin.
Autre front judiciaire pour DSK : demain s’ouvre à New York la procédure civile qui l’oppose à Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui l’accuse de viol le 14 mai dernier dans la suite 2806 du Sofitel. Elle a porté plainte le 8 août dernier devant un tribunal du Bronx pour « attaque violente et sadique » et réclame des dommages et intérêts d’un montant pour l’heure tenu secret, mais qui se chiffre en millions de dollars.
Après l’abandon des charges pénales contre DSK en août 2011 — le procureur ayant
estimé la crédibilité de Nafissatou Diallo trop fragile —, les avocats de l’ancien favori des primaires socialistes vont tenter de faire classer la plainte civile. Selon eux, il peut arguer d’une
immunité diplomatique totale du fait de ses fonctions de directeur du Fonds monétaire international (FMI). Ils s’appuient sur une convention internationale datant de 1947 — un traité qui n’a
pourtant pas été ratifié par les Etats-Unis.
L’issue
transactionnelle, solution préférée du juge McKeon
Cette première audience, très technique, sera donc essentiellement consacrée à
l’examen de la recevabilité de la plainte. Seuls les avocats seront présents et c’est le juge Douglas McKeon qui, d’ici à mai, devra trancher. Mais les deux parties ont déjà annoncé qu’elles
feraient appel.
In fine, si les arguments des avocats de DSK sont retenus, l’affaire
sera définitivement close. Inversement, s’ils sont rejetés, cela ouvrira la voie à un procès et à sa première phase, dite du « discovery » : pendant de longs mois, les avocats échangent leurs
preuves et les protagonistes et témoins sont interrogés sous serment. Les avocats de Nafissatou Diallo ont d’ailleurs annoncé qu’ils étaient prêts à se déplacer à Paris pour entendre DSK, qui n’a jamais
donné sa version à lajustice. Le procès pourrait avoir lieu
d’ici deux ans, mais des recours déposés par les parties peuvent toujours retarder l’échéance. Reste une dernière possibilité : la transaction, qui peut avoir lieu à tout moment, y compris en
cours de procès.
Officiellement, les deux parties ont toujours dit y être opposées. Mais c’est
outre-Atlantique une pratique courante. Le juge Douglas McKeon ne cache d’ailleurs pas qu’il fera tout pour favoriser une négociation. Dans le tribunal du Bronx où Nafissatou Diallo a déposé
plainte, 90% des affaires civiles se règlent ainsi. Dans ce cas, l’accord, notamment son volet financier, est, sauf exception, toujours soumis à des clauses de confidentialité.
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